vendredi 24 janvier 2014

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Notre taux de "codification" ?

Créer un acteur de classe mondiale dans un secteur, c’est également mobiliser en amont d'énormes moyens de production de cerveaux. 


Ainsi la France est une superstar de l’aéronautique. Mais pour cheminer des inventions de Louis Blériot à la conquête spatiale avec Ariane, pour créer un champion mondial de l'aéronautique avec Airbus, il faut créer une véritable infrastructure, qui passe par la formation d'un tissu de techniciens, d'ingénieurs, de logisticiens qui n'existaient pas et sont tous indispensables à la construction d'un avion moderne.

Donc quand on voit la taille de cette liste de formations aéronautiques, je pense qu’il n’y a pas de grosse surprise. 

Avec Duc Ha Duong, on parlait hier de 42 et Simplon, et de la poignée d'initiatives similaires qui naissaient en France.

Le souci, c'est que contrairement à l'aéronautique, le numérique n'est PAS un secteur. Il l'a été, mais ne l'est plus.

Le numérique fait désormais partie intégrante des écosystèmes socio-économiques, et il convient de l'enseigner comme les mathématiques, les sciences naturelles, et la physique, et probablement même avant elles.

A l'école, comme en formation continue, former nos concitoyens au code n'est pas un débat, c'est une urgence !

Cet extrait de la déclaration de Hambourg sur l'éducation des adultes résonne tout particulièrement à mes oreilles :
L'alphabétisation, conçue dans une acception large comme l'acquisition des connaissances et compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en rapide évolution, est un droit fondamental de la personne humaine
La bonne nouvelle, c'est que la France, déjà championne des mathématiques, a tous les atouts pour créer de super codeurs.
Donc ça n'est pas une poignée des 42 et des Simplon qu'il faut créer, mais un millier !