mercredi 11 juin 2014

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Jeu & enchantement

Merci à Antoine Brachet du mouvement des Barbares de vous raconter dans ce billet la un-conférence à laquelle nous avons participé ensemble.
Kinnernet n'est pas un lieu.
Kinnernet ne se définit pas au regard d’un objectif qui aurait été préalablement fixé.
Si tel était le cas, Kinnernet aurait été un échec.

Kinnernet ne vaut que par les personnes qui y sont rassemblées, qui toutes partagent une curiosité incessante et un optimisme indestructible.
Le dîner d'accueil doit d’abord être compris à l’aune d’un critère : le nombre de décibels. Alors même que la plupart des personnes y assistant ne se connaissaient pas quelques heures auparavant, l’ouverture des participants, leur volonté de comprendre, d’apprendre a donné lieu à ce brouhaha brouillon duquel seul peuvent naître de nouvelles idées, véritablement innovantes.



Il suffit au participant avisé de se joindre à n’importe laquelle des conversations en cours pour être accueilli à bras et esprit ouvert, et naturellement, tout naturellement, de s’intégrer à la conversation.

Pas de processus de pensée pré-formatée, surtout pas. Simplement un enthousiasme commun, une Funergy comme l’un d’entre nous l’a si bien résumé en clôture.

L’écoute est permanente. Le jeu aussi, seul moyen de dépasser les contradictions de la pensée pour avancer, seul moyen pour l’intelligence de concilier les impératifs opposé de l’intelligence : créativité et efficacité.

Il faut parler aussi des interventions préparées par une grande partie des participants.
J’ai rarement autant appris en aussi peu de temps. Certains esprits chagrins pourraient parler de brouillon. J’ai pour ma part une théorie du bégaiement, selon laquelle la seule et unique preuve qu’un esprit ou un groupe est en train d’avancer est associé justement à cette volonté de se détacher des idées acquises, qui permet la construction de la pensée et qui se traduit par un bégaiement de bon aloi…

Le temps aussi à Kinnernet est pour tous une parenthèse. Il permet de se rencontrer…Et surtout de se re-rencontrer. D’aller au delà de l’écume d’une première conversation, d’associer les idées de manière itérative et de les faire progresser, ensemble.
On pourrait dire la même chose de l’espace dans lequel s’inscrivent ces rencontres, propice aux discussions en groupe restreint, plus étendu…Ou bien de réflexion avec soi même.
Il me faut donc remercier mille fois les organisateurs, et particulièrement Jérôme Cohen et Marc Goldberg. Ils ont trouvé la formule magique, somme de tout ces petits riens qui auront permis ce moment enchanté.
Je crois n’avoir jamais fait autant de rencontres, toutes plus passionnantes les unes que les autres. Et tous ceux que j’ai eu la chance et le bonheur de croiser m’ont indiqué partager le même sentiment.
Nous nous reverrons...





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